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Les Contes de l'Atelier FESCONTE 2011

I- La musaraigne et l’araignée. 
 
Au temps où tous les animaux vivaient dans la forêt, l’araignée et la musaraigne étaient de bonnes amies. 
 
Un jour, les deux amies décidèrent de construire un four comme un abri d’amusement. Ce qu’elles firent. Mais puisque le four était trop exigu, elles étaient contraintes d’y passer quelques minutes l’une après l’autre. Elles se fixèrent donc un code : « lorsque celle qui abrite le four se mettra à chanter, l’autre devrait lui ouvrir la porte du four afin qu’elle prenne un peu d’air ». L’araignée fut la première à y entrer. Après quelques minutes, elle commença à chanter et la musaraigne lui ouvrit la porte et elle la remplaça. 
 
Quelques temps après, cette dernière commença aussi à chanter. Mais, la méchante araignée fuit les lieux à la recherche du manioc. À son retour, elle vit son amie qui était déjà morte dans le four. Elle fut très contente du décès de son amie. Elle morcela la musaraigne, en fit une bonne sauce, pila un bon foufou et mangea le fameux repas avec appétit. Lorsque la mère de la musaraigne arriva et lui demanda où était sa fille, l’araignée se mit à chanter. La mère de la musaraigne se fâcha et frappa l’araignée avec un gros et long pilon. L’araignée se brisa en mille morceaux. 
 
C’est depuis ce jour que l’araignée s’est éparpillée par tout dans le monde. 
 
D’après : KPONTE Adzo Bienvenue 
 
II- Une mère, ses enfants et une domestique. 
 
Jadis vivait dans un village une famille. Cette famille avait deux enfants : John et Jeannette. Dans cette même famille vivait une domestique. Ils étaient tous des élèves. C’était la domestique qui faisait tous les travaux domestiques comme d’habitude. Elle se levait top et se couchait tard. Pourtant, elle était très intelligente à l’école alors que les autres enfants étaient des tarés comme des autruches.  
 
Ces professeurs l’apprécièrent. Bien qu’elle venait tardivement aux cours. Son intelligence énervait tellement la maman. Comme elle ne savait plus quoi faire pour se débarrasser de la domestique, elle leur fit un jour un bon repas et empoisonna l’un des plats qu’elle réserva à la domestique et sortit de la maison. Au retour de l’école, sa fille préférée prit le plat empoisonné, le mangea et mourut. 
 
La mère apprit à ses dépens, qu’on récolte ce qu’on a semé. 
 
D’après : DOVI Afiwa Dovéné 
 
III- Le malheur de Domevoin. 
 
C’était il y a très longtemps, vivait dans un petit, très petit village, un homme nommé Domevoin.  
 
Domevoin était le plus avare, le grand avare du village. Personne ne l’aimait ni l’aidait à faire quoique se soit à cause de son avarice. Son champ se trouvait à 5000 kilomètres du village. 
 
Un de ces quatre matins, Domevoin décida d’aller au champ. Il prit alors son coupe-coupe, sa hache, sa cruche d’eau et un peu de nourriture.  
 
Arrivée au champ, il commença à cultiver. Soudain, apparu devant lui un énorme lion, très grand, plus grand que le mont Kilimandjaro avec des dents très longues et pointues. Domevoin aperçu cet horrible animal et commença par trembler de peur. Il tremblait, tremblait tellement fort qu’il pissa dans son pantalon.  
 
Après avoir bien pissé dans son pantalon, il supplia le lion afin qu’il lui prête vie. Le lion le regarda attentivement, eut pitié de lui et lui proposa ceci : « je te laisserai partir mais à une seule condition. Tu me laisses manger ton bras droit autrement, je te mangerais entièrement. 
 
Domevoin décida alors de rendre son bras droit au lion. Le grand loin suça, croqua et mangea avec appétit le bras de Domevoin. Dès qu’il eut finit, il se dit : « huuumm ! Qu’elle bonne viande ? Très douce, moelleuse et suave. On dirait du miel. Si ce n’était pas à cause de ma promesse, je te mangerai entièrement. Heureusement pour toi, je respecte toujours mes paroles ». Le lion le laissa partir avec un bras en moins. 
 
C’est ainsi que Domevoin vécut avec un seul bras et apprit qu’il ne faut jamais vivre en solitaire au nom de l’avarice.  
 
D’après : ALASSANE-TCHAZODI Sadikatou 
 
IV- Le magicien et le pygmée. 
 
Il était une fois dans un village un homme qui avait un fils très géant et très mince ; plus mince qu’une brindille de balaie. Alors un jour le père du géant décida d’amener son fils chez le magicien du village à minuit. 
 
« Hé, homme ! Que cherchez-vous ici à une heure aussi tardive ? » leur demanda le magicien. « S’il vous plait magicien », répliqua le père, « je veux que vous transformiez mon fils en pygmée avec une tête plus grosse que la terre et un ventre ballonné.  
 
Le magicien exécuta la volonté du père. Arrivé à la maison, le pygmée demanda à son père : « pourquoi m’as-tu transformé en pygmée ? ». Son père lui répondit : « je ne suis pas à l’origine de ton nanisme. ». L’enfant se fâcha, tua son père, se rendit chez le magicien et lui demanda pourquoi il l’a transformé en pygmée. « Ce fut les souhaits de ton père », réplica le magicien. L’enfant le tua aussi.  
 
Et c’est depuis ce jour que le magicien n’existe plus dans ce village. 
 
D’après : KPONTE Komla Stanislas 
 
V- La mante religieuse, le crapaud et leur famille. 
 
Il y a longtemps, lorsque Dieu créa le ciel et la terre, il engendra la mante religieuse, le crapaud et leur famille. 
 
La mante religieuse et le crapaud étaient frère et sœur. Ils vivaient ensemble avec leur famille. Et tout allait bien, très, très bien. Mais dans la famille sœur mante religieuse était la personne de tous travaux, alors que son frère crapaud grossier et arrogant qu’il était, dormait à longueur de journée. 
 
Un beau matin, toute la famille mirent encore le cap sur leur chantier de construction. Mais monsieur crapaud n’y été pas ce jour. Il dormait encore. Soudain le ciel s’assombrit, les nuages se rassemblèrent à forte vitesse puis laissa place à une forte pluie. Et cette pluie engendra une catastrophe. Elle remplit toutes les maisons et surtout la chambre où dormait encore le crapaud. 
 
La mante religieuse et toute la famille arrivèrent à la maison afin d’apporter un coup de main au crapaud le paresseux. 
 
Le père se jeta à l’eau mais se noya. Son oncle essaya aussi mais se noya également. Le grand-frère tenta sa chance mais il connu aussi le même sort. La mante religieuse malgré elle, resta là et priait pour que son frère soit sauvé.  
 
A cause de la paresse du crapaud, ses parents trépassèrent. Lui-même a élu domicile dans l’eau à partir de ce jour. La mante religieuse elle, continuait toujours de prier.  
 
C’est depuis ce jour que la mante religieuse n’a jamais cesser de prier. 
 
D’après : DOSSAH Komla Fabrice 
 
 
VI- Le malheur du singe. 
 
Il était une fois dans un village, vivait deux amis : le singe et le mouton. 
 
Un jour, ils se promenèrent dans le village pour chercher de quoi manger. Arrivés dans un champ, les deux amis virent un manguier qui portait des fruits bien mûrs. 
 
Le singe doué dans le grimper, monta aussitôt. Le mouton qui ne pouvait pas grimper dit à son ami : « tu sais que moi je ne peux pas grimper. Alors, tu cueilleras les fruits et nous les partagerons ».  
 
Le singe accepta sa décision. Au fur et à mesure que le singe cueillait les mangues, le mouton les mangeait immédiatement jusqu’à la dernière. 
 
Le singe descendit du manguier, se fâcha et voulut tuer le mouton. Le mouton s’enfuit et se cacha chez son oncle forgeron. Le singe très épuisé, arriva chez le forgeron et voulut tuer le mouton. Le forgeron pour protéger le mouton, enleva du fer rougi dans le feu et l’enfonça dans l’anus du singe. 
 
C’est depuis ce jour que l’anus du singe est resté dur et noir. 
 
D’après : AHIANON Issoumaïla 
 
VII- L’aventure de Kaglan 
 
Autrefois, dans le village de Gbétomé, vivait un homme nommé Kaglan. Il aimait se promener pour découvrir le monde et surtout, se divagué au bord de la mer, des rivières, et des lacs.  
 
Un jour, lorsque roi soleil entra dans sa maison, Kaglan décida de nouveau d’aller se promener au bord de la mer. 
 
Au beau milieu de sa promenade, il entendit des cris et aperçut un vieil homme qui se noyait. Vite, il se jeta à l’eau et sauva le vieillard. Celui-ci, en remerciement lui donna un tapis volant et lui dit : « chaque fois que tu voudras voyager, tu te mettras sur le tapis. Aussitôt, tu seras transporté immédiatement à l’endroit que tu auras choisi. Mais tu resteras toujours honnête envers les malheureux, sans quoi le tapis te punira ». Kaglan jura de respecter ces consignes et décida d’essayer le tapis. 
 
Il se mit sur le tapis et lui dit : « emporte-moi chez ma mère ». Soudain, il se sentit emporté dans les airs. Il passait au-dessus des champs, des arbres et des rivières. Puis le tapis descendit et il se retrouva devant la porte de sa mère qui ne l’avait plus vu depuis longtemps. Elle fut très heureuse de le revoir. 
 
Le lendemain, Kaglan voulut retrouver un ami et le tapis s’exécuta. Le jour suivant, il demanda à visiter le village d’un grand roi. Ainsi, Kaglan découvrit les merveilles du monde. 
 
Un jour, deux pauvres vinrent lui demander la charité mais il refusa. Les pauvres le supplièrent mais, il ordonna au tapis de l’emporter loin d’eux. Le tapis l’emporta loin, si loin, très loin qu’il n’est jamais revenu.  
 
D’après : MAGLO Yawo François Fabrice 
 
VIII- Ingratitude du chien. 
 
Il était une fois dans un petit village, une jolie fille nommée Assibi. Elle avait une chatte qu’elle aimait beaucoup et la confia à l’une de ses meilleures amies. Cette amie avait elle, un chien. La chatte tomba enceinte un mois plus tard et mit bas dix chatons. 
 
Un jour, le chien qui n’était pas content de l’arrivée de la chatte dans leur maison mangea tous les chatons en l’absence de la chatte. Quand maman chatte revint, elle s’effondra.  
 
Le lendemain, la chatte tendit un grand piège dans l’abreuvoir où le chien a coutume de se désaltérer. Lorsque le chien voulut étancher sa soif le petit matin, le piège lui prit par le cou. A ce moment-là, un singe passa et il le supplia de le sauver.  
 
Le singe le sauva du piège en lui tendant sa queue, après lui avoir intimé l’ordre de ne plus faire du mal. Le chien s’engagea dans ce sens. 
Aussitôt sauvé, le chien se jura de manger le singe au nom de la faim. Le singe lui rappela son engagement mais, le chien ne voulut rien comprendre. Ils étaient en pleine discussion lorsqu’une pintade passa son chemin. « Qu’est-ce qui se passe ici ? ». Demanda-t-elle ? 
Le singe expliqua sa version des faits. La pintade n’en croyait pas ses yeux. « Il n’est pas possible qu’un petit singe sauve un gros chien de cet abreuvoir avec sa queue. Si c’est vrai ce que vous me dîtes, j’aimerais moi-même revoir la scène ».  
Le chien remit son cou dans le piège et la pintade dit au singe : « parts vite chez toi et ne fais plus du bien à des ingrats comme le chien ». Le singe s’enfuit et la pintade s’en alla à son tour, laissant le chien seul dans son piège.  
 
Il mourut quelques minutes après. 
 
D’après : KONLANI Guiloute 
 
VIII- Ungratefulness of the dog. 
 
Long time ago, lived in a small village, a beautiful girl named Assibi. She had a cat that she loved very much and which she confided to one of her friends. This friend of her had a dog. The cat get pregnant one month later and gave birth to ten kitten. 
 
One day, the dog that was not happy of the cat’s presence in their house, ate the entire kitten while the cat was absent. When the cat came back, she collapsed. 
 
The following day, the cat put a big trap in the watering place where the dog used to drink. When the dog was about to drink early in the morning, his neck was get in the trap. At that very moment, the monkey was passing by and he pleaded to be saved. 
The monkey then saved him from the trap by giving his tail but, warn him not to do wrong again. The dog committed himself to respect his words. 
As soon as he was saved, the dog swore to eat the monkey on behalf of his hunger. The monkey reminded him his promise, but the dog did not want to get him. They were fully engaged in their discussion when a guinea fowl was passing nearby. “What is going on here?” She asked. 
The monkey explained her problem. The guinea fowl did not believe him. “It is not possible for a small monkey to save a big dog like him with his tail from the watering. If you think true what you say, I will like to see the scene with my own eyes”. 
The dog put back again his neck in the trap and the guinea fowl said to the monkey: “go quickly to your house and never do good again to the ungrateful like the dog”. The monkey run away and the guinea fowl also, leaving the dog alone in his trap. He died a few minutes later. 
 
By : KONLANI Guiloute 
 
Sous la direction de ATTIDOKPO Koffi M. Mario 

  
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Modifié en dernier lieu le 14.02.2014
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